18 Août 2009
Mon arrivée nocturne m'a certainement mis en exergue l'idée que j'accède à une vraie ville saharienne, en l'occurrence, Boujdour. Sa grandeur trouve amplement ses manifestations et dans l'accueil
chaleureux des hommes du Sahara et dans les traditions qu'observent les sahariens comme en témoigne le rituel du thé. Vive le Sahara marocain.
Photo du photographe marocain Lamia
NAJIJe goûte aux affres d’hier
J’écoute fébrilement les battements de mon coeur quasi-cassé
Je contemple avec frénésie la splendeur de l’hiver
La beauté somptueuse du lever du soir.
Dans ma poitrine mon petit cœur tremble
Douloureusement, et donne envie à voir
Clairement dans les conjectures de jadis qui me semblent
A la fois saugrenues et bizarres
Qui m’étaient à priori fort utiles
Aujourd’hui, néanmoins, je les toise d’un regard
Acéré, piquant et stérile.
Le statu quo pédagogique au Maroc.
Force est de constater que le champ pédagogique marocain connait ces dernières années une espèce de détérioration qui a touché de manière ou d'autre les autres secteurs de la vie sociétale. En effet, il est communément admis que les programmes et les stratégies ne sont pas réellement couronnés de succès ce qui tire la sonnette d'alarme sur la réalité pédagogique au Maroc à laquelle il faut promptement pallier.
Le programme Génie figure parmi les stratégies qui visent et à donner une vie au processus d'enseignement/apprentissage et à rendre ce vif domaine à la fois ouvert et proche des changements technologiques mondiaux.
Il est à ajouter également ou davantage que le programme Génie cible le fait de dépasser en quelques sortes la conception obsolète de l'opération pédagogique (le tableau noir et la craie blanche) tout en intégrant les techniques d'information et de communication dans l'enseignement.
Aperçu sur le programme Génie.
En application des instructions royales, le gouvernement marocain a adopté à partir de l'an 2005 une stratégie qui vise la généralisation des TIC dans tous les établissements scolaires publics du royaume.
Ladite stratégie a trouvé manifestement ses expressions dans le lancement du programme Génie pour la généralisation des TIC dans l'enseignement. En fait, la philosophie du programme consiste en la formation des acteurs pédagogiques et l'équipement des établissements scolaires en salles multimédias (SMM).
Journées de formation à Tata.
Dans le même ordre d'idée, la délégation provinciale de Tata a organisé du 22 au 27 juin des journées de formation au profit des enseignants du lycée secondaire et collégial de la province dans deux lieux différents; le lycée qualifiant la nouvelle et le centre de formation des enseignants du primaire. Lesquelles journées tracent comme objectifs doter les bénéficiaires des mécanismes et des démarches fort adéquats pour une vraie intégration des TIC dans l'enseignement. De même, elles cherchaient à leur éclaircir les pistes dans l' intention de s'approprier la recherche, le traitement et l'usage des ressources numériques dans l'espace classe.
La formation était divisée en deux grandes parties que nous expliciterons ci-après:
1 : Module du tronc commun:
Ce module s'est étalé sur deux jours à raison de six heures par jour. Comme son nom l'indique le module s'adresse à tous les acteurs pédagogiques. Le travail était sous forme
d'ateliers.
Ce module se donnait comme tâche la sensibilisation des acteurs pédagogiques à l'importance de l'usage des TIC dans l'enseignement au même degré sinon advantage qu'aux emprises de cet usage sur la rentabilité de l'école marocaine.
2: Le module spécifique:
C'est au centre de formation des enseignants du primaire que les enseignants
ont inauguré la deuxième partie de cette formation. Contrairement au premier module, le deuxième
s'étale sur quatre jours cependant il observe la même méthode de travail.
La première journée avait comme but permettre aux enseignants de reconnaître les types de ressources numériques et de déterminer la compatibilité de ces ressources avec les besoins des apprenants. En travaillant sur l'exemple du site pédagogique, les bénéficiaires ont pu cerner les démarches convenables à l'obtention de l'information à partir des ressources numériques.
Quant à elle, la deuxième journée se fixait comme finalité le fait de permettre aux enseignants d'intégrer méthodiquement les ressources numériques dans l'espace classe, il était question également de préciser les retombées positives de l'usage des TIC sur la résolution des problèmes d'ordre communicatif.
En ce qui concerne la troisième journée, les enseignants étaient amenés à se familiariser avec l'usage des forums et les blogues pour des exploitations pédagogiques.
Pendant cette journée les formateurs n'ont pas raté de souligner les avantages des communautés pratiques qui visent à construire des relations d'appartenance et d'engagement au sein de la communauté attendu que la création d'une communauté pratique est une raison de plus pour préparer une plateforme d'échange et de dialogue entre les membres de la communauté.
Pour clore ces journées de formation les bénéficiaires étaient appelés à reconnaître l'équipement d'une classe multimédia et à assimiler les stratégies pour une exploitation pédagogique de la SMM.
En guise de conclusion, il est temps d'applaudir chaleureusement tous ceux qui ont contribué de manière ou d'autre à la réussite de ces journées de formation. Nous tenons également à remercier nos formateurs pour leur compréhension et leur patience.
Il est à préciser finalement qu'il faut prochainement remédier aux failles organisationnelles (l'exclusion de quelques établissements, l'inconvenance du séjour) qu'ont connues ces journées.
.
Après l'ouverture de la soirée, les élèves étaient au rendez-vous avec une intervention faite par moi-même. Laquelle intervention tentait de sa façon d'élucider les grandes lignes de l'Ile au Trésor : Présentation de l'œuvre, la narration (schéma actanciel, schéma narratif), les personnages, la dimension spatio-temporelle...
Un arbre ébène
D'une noirceur extrême
Se met par force au devant de la scène
Pour m'infliger des lettres d'un poème
Pour me cracher au visage des rimes lugubres
Enterrant pour la énième fois
Mes vers dans un climat funèbre
Bien qu'ils font preuve de bonne foi
D'emblée, je ne verrai point l'or du soir
Devant lequel je sentais mille soleils
Qui, à coup sûr, ruinaient, brulaient l'impétuosité de mon cœur
En présence de cet arbre pareil à une toile giacomettienne.
Indolent, mon poème s'abstient de finir son chemin
De surcroît, mes vers trépassent au venin.
Dans le dessein de créer chez l'élève la faculté d'appréhender les productions cinématographiques de manière tant méthodique que rationnelle; le club culturel du lycée collégial Bani a organisé le samedi 7 février 2009 une soirée cinématographique en faveur des élèves de la troisième année du collège.
La soirée s'est ouverte sur un exposé assuré par moi-même. L'intervention visait à jeter en un tas de cendre cet analphabétisme du cinéma chez l'élève. Présenté principalement en arabe l'exposé a mis en exergue un certain nombre de points relatifs au septième art à savoir l'histoire du cinéma, l'impact pédagogique du film, des notions cinématographiques et la typologie filmique. Il est important sinon nécessaire de signaler dans cet égard que l'occasion était fort opportune pour faire voir aux élèves les premières productions filmiques de l'histoire universelle du cinéma, en l'occurrence, L'arroseur arrosé, La Sortie de l'Usine Lumière à Lyon et l'entrée du train en gare de la Ciotate de leur réalisateurs Louis et Auguste Lumière.
La soirée a connu également la projection filmique de la première saison de la série policière El Kadia de son réalisateur safiot Nour-Eddin Lakhmari qui y présente l'histoire de l'enquêtrice perspicace (officier Hajami) qui part à Ain Louh afin d'enquêter dans
l'assassinat d'Ito fille d'une grande personnalité de la région.
Contre le massacre israélien à Gaza
Dans le cadre de la célébration du soixantième anniversaire de la déclaration des droits de l’homme et à l’instar de tous les autres établissements
scolaires marocains, le club culturel du collège Bani a organisé des activités parascolaires durant le mois de décembre : (des représentations théâtrales en Arabe et en français, des exposés, des poèmes, et des discussions sur le thème
des droits de l’homme et de l’enfant). Lesquelles activités visent à inculquer aux
élèves la culture des droits de l'homme.
Cette panoplie d'activités s’est terminée sur la projection du film Ali Zaoua
de son réalisateur marocain Nabil Ayouch. Omar, Kwita, Boubkar, et Ali se sont donné la tâche de présenter aux élèves du lycée collégial Bani une histoire vraie voire originale mettant en exergue
à la fois la réalité et la souffrance, égayée bien
évidemment d’ingénus rêves, des enfants de la rue au Maroc
.
A part quelques scènes à éviter avec un public d’élèves, le deuxième film de Nabil Ayouch est potentiellement annonciateur d’un réel auquel il faut promptement remédier afin d’offrir
à ces enfants de rue les occasions opportunes pour s’intégrer aisément dans la société et ainsi bénéficier pleinement de leurs
droits.
Je souhaite un joyeuse fête à tous les visiteurs de cet espace, à tous mes élèves, au corps enseignant du collège Bani et à ses cadres administratifs.
Après avoir été chaleureusement accueillie par les ayiriens l'année dernière, l'Association Féminine de Lutte Contre la Violence à l'Egard de la Femme est en retour à Ayir avec, bien evidemment, une autre visée mais qui s'inscrit dans la cadre de ce processus qui tend à éclairsir aux habitants
des régions de Safi leurs droits et leurs devoirs.
La compagne sensibilisatrice de cette année eue au souk hebdomadaire de Laakarta a comme objectif
de mettre en exergue l'importance du contrat de mariage dans la vie du couple au même degré sinon davantage que la vie de leurs enfants.
Des acteurs associatifs dont un avocat et un chercheur en matière de sociologie se sont donné la tâche de guider sinon aider ceux qui n'ont pas encore réglé leur situation juridique
dans ce sens. l'Association Féminine de Lutte Contre la Violence à l'Egard de la Femme n'a pas raté de tirer la sonnette d'alarme sur les retombées de l'absence du contrat de
mariage. Du coup, il faut dorénavant penser à légaliser officiellement le mariage avant la date délimitée par le ministère de la
justice ( février 2009).
Enfin, il est important sinon impératif d'applaudir chaudement cette initiative de conscientisation et d'espérer bonne continuation à L' A.F.L.C.V.E.F.
P.S: la deuxième image est extraite de www.safitoday.com.
« Chacun de nos actes met en jeu le sens du monde et la place de l’homme
dans l’univers. » 1
Nous nous sommes donné dans cet article la tâche de présenter succinctement les
grandes lignes d’un travail académique, en l’occurrence, le projet de fin d’étude fait dans le cadre de l’année universitaire 2006 /2007 à la
faculté poly-disciplinaire de Safi. Le travail avait comme finalité d’étudier les manifestations de la thématique de l’absurde dans l’Etranger de l’écrivain français Albert CAMUS.
Préambule :
Il va sans dire que l’écriture camusienne s’inscrit dans le cadre de cette fracture littéraire qu’ont connue les traditions romanesques au fil du XXe siècle. En effet, on ne parlait plus en termes d’une littérature chargée des signes les plus spectaculaires d’ornementation et d’embellissement, mais la création littéraire se caractérisait par une absence idéale voire mythique du style « l’écriture se réduit à une sorte de mode négatif dans lequel les caractères sociaux ou mythique du langage s’abolissent au profil d’un état neutre de la forme. »2. La création littéraire se trouve donc foncièrement affectée par les crises historiques, politiques et morales de cette période chaude de l’histoire universelle.
L’absurde:
Du latin « absurdus », le mot absurde est synonyme de « dissonant ». En philosophie le mot absurde est utilisé chez les existentialistes pour caractériser ce qui est dénoué de tout sens préétabli. L’absurde se définit comme étant « la confrontation de cet irrationnel et de ce désir éperdu de clarté dont l’appel résonne au profond de l’homme.» 3. Plus précisément l’absurde est le fruit de ce rapport antinomique entre l’absurdité de la réalité et la conscience humaine. La philosophie de l’absurde dont le fondateur est Albert CAMUS tire ses origines du désastre produit par les deux guerres glorieuses du XXe (1914-1918), (1939-1945) qui ont ensanglanté le monde. De surcroît les théories scientifiques sont ébranlés ; la science n’est parvenue à expliquer le monde que par une image celle d’une espèce d’ « Invisible système planétaire où des électrons gravitent autour d’un noyau. »4. dans le même ordre d’idée l’un des aspects les plus fracassants de la vie est le caractère à la fois routinier et machinal de cette vie elle-même (lever, tramway, trois heures de travail, repas, tramway, lundi, mardi, mercredi………………). La vie s’écoule sur le même rythme, ce qui soulève la question du pourquoi de l’existence, du moment que les jours sont stupidement subordonnés à un lendemain qui est attendu mélancoliquement.
La philosophie de l’absurde se base sur quatre principes à savoir : la liberté, la passion, le défi et la révolte. Quand à la carrière camusienne, elle s’articule autour de deux pôles essentiels : L’absurde et la révolte Correspondant à deux étapes de son itinéraire philosophique ; le premier pôle comporte une sorte de prise de conscience du non-sens de la vie qui conduit à l’idée que l’homme est libre de vivre, quitte à payer les conséquences de cette liberté. Ce pôle se trouve représentée par l’Etranger(1942), le Mythe de Sisyphe(1942), Les Justes(1950), l’Etat de Siège(1948) et en 1944 par deux pièces théâtrales, en l’occurrence, Caligula et le Malentendu. Le deuxième pôle revêt l’aspect révolutionnaire de l’homme vis -à- vis de la catastrophe, ce caractère trouve ses expressions dans la peste(1947), l’Homme Révolté (1851). Force est de constater que la plupart des œuvres de Camus ont le même contexte à savoir le contexte algérien, et d’une manière générale elles se rattachent à la culture méditerranéenne.
L’impact de l’Existentialisme sur Camus :
L’Existentialisme est en principe une doctrine philosophique conçue et formulée essentiellement par le philosophe allemand Martin Heidegger (1889-1976), dans son ouvrage L’Etre et le Temps (Sein und Zeit), paru en 1927. Sartre s’était inspiré des idées de cet ouvrage pour exprimer sa propre réflexion à travers L’Etre et le Néant publié en 1943.
L’Existentialisme affirme le primat ou la priorité de l’existence par rapport à l’essence, Camus se trouve influencé par la pensée sartrienne ce qui trouve ses grandes manifestations dans son écriture et le choix de ses thèmes. C’est pour cela qu’il s’avère nécessaire de révéler que Sartre et Camus partagent plusieurs points communs; si on constate une espèce d’indifférence dans l’Etranger de Camus. Nous concevrons également une crise du roman chez Sartre comme le montre amplement La Nausée, grosso modo pour les deux « La nature humaine apparaît comme privée du vernis culturel, du sens social »5.
L’absurde dans l’Etranger :
L’Etranger incarne au lecteur l’histoire d’un personnage indifférent à tout ce qui l’entoure, à sa mère, à Marie qui l’aime en un mot, il s’agit d’une personne naïve qui ignore toutes les conventions sociales et donne libre cours à ses réactions absurdes (un être-pour-soi). Compte tenu de ces quatre coups de pistolet donnés à L’Arabe, Meursault goûtera la vie de la prison ; une période de privation et d’insatisfaction à l’attente de la sentence inéluctable.
L’histoire peut paraître simple aux yeux d’un public milieu cependant pour un grand public l’histoire de Meursault dépasse carrément cette interprétation étroite. En fait, Meursault est l’image du citoyen du XXe qui n’a d’autres réponses à l’absurdité du monde que la complexité, l’étrangeté et la bizarrerie de ses comportements.
Meursault n’a pas pleuré la mort de sa mère certes, mais le procès de Meursault prendra une autre dimension. En effet, l’affaire de ne pas pleurer sa mère se trouve privilégié aux dépens du meurtre, ce qui met en exergue l’absurdité d’une société rationnelle qui ne sait pas à quel sain se vouer.
« La révolte de Meursault est celle d’une nature maltraitée par l’idéologie, par la culture. »6
En somme l’Etranger met en scène ce rapport contradictoire entre l’homme et son propre univers, l’absurde individuel est une manière entre autres de combattre l’absurde de la réalité, du monde également.
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Récapitulatif bibliographique.
- 1 : Foulquié (p), 1979, l’Existentialisme, p : 66, paris, que sais-je.
- 2 : Barthes (R), 1953, le Degré Zéro l’Ecriture, P : 60, Paris, Seuil
- 3 : Camus (A), 1942, le Mythe de Sisyphe, P : 112, Paris, Gallimard
- 4: Ibid.
- 5: Zima (Pv), 1988, l’Indifférence Romanesque, p : 159, imprimerie de recherche-Université Paul Valery, Montpellier.
- 6: Ibid.
Je n’aurai point parcouru ce monde
Qui me donne l’impression du déjà-vu
Une beauté sauvage pareille à celle d’une vieille blonde
Des mots à saveur balsamique d’un Chraïbi : vu, lu, entendu
Aptes à me remettre en scène les réminiscences de ce beau temps
M’accueillent à la marocaine et me souhaitent la bienvenue
Au dessus de ces ravins, les rayons du soleil me font suer le front
J’ai su à temps que c’est ma veine imprévue
Entre la canicule du sud et les pluies diluviennes du nord, mon cœur s’installe
Au sein de ce train égaré
Et quand je dégusterai l’haleine de cette mer étale
Je pleurnicherai comme un bébé.
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P.S : Je dédie ce poème à tous les citoyens du sud, au corps enseignant et administratif du collège Bani et à Amine ; celui qui a mis du baume au cœur de mon imaginaire poétique.
L’ouvrage "Safi et ses régions" intitulé en arabe {ASFI WA MA ILAYH KADIMAN WA HADITAN} de l’historien safiot Med Ben Ahmed ELKANOUNI LAABDI consacre à Ayir notamment son histoire et son état lors de la présence portugaise quelques lignes qui présentent la région et sa situation de jadis. L’auteur de "Safi et ses régions" est originaire de la tribu WLED ZID qui avoisine la région côtière d’Ayir, laquelle tribu est fameuse pour son hostilité vis-à-vis du despotisme du Caid de la région d’Abda Aissa Ben Omar. Les crispations au niveau des relations entre le Caid et la tribu WLED ZID trouvent ses manifestations entre autres dans les chants (l’appel) de Hada ELGHIYATYA dite Kharboucha, fière d’être née à WLED ZID comme en témoigne ses chants. Par le biais de ceux-ci Kharboucha protestait contre l’autorité abusive du Caïd ce qui lui a valu en fin de compte sa vie.
L’auteur de l’ouvrage s’est intéressé de surcroît à la littérature et à la vulgarisation religieuse faite pendant son séjour à Safi au mausolée de Med Abou Salah.
Les portugais et Safi
Au IX siècle de l’ère musulmane et à l’ébauche de l’état des Wattassides la situation du Maroc connaissait une détérioration qui a touché foncièrement tous les secteurs de la vie, ce qui a permis aux Portugais de coloniser et exploiter la plupart de ses côtes vu les ressources qui s’y trouvaient et la proximité de la mer. Safi, en outre, subissait le même sort que les autres villes du royaume à tel point que la ville de la sardine connaissait ce qu’appelle Med Ben Ahmed ELKANOUNI LAABDI le trépas moral. Les partis n’ont pas pu mener à bien le bateau de la politique de Safi ; chose qui trouvait ses expressions dans les relations conflictuelles reliant les partis qui constituaient la scène politique de l’époque. Par conséquent, Safi tombait dans le piège de la colonisation portugaise après de longues et dures guerres à partir de 910 de l’ère musulmane. Des monuments tels que le château de mer, la cathédrale, la forteresse d’Ayir sont des témoins de cette période chaude de l’histoire de Safi. L’arrivée des Saadiens au pouvoir mettait fin à la présence portugaise à Safi et ses régions. En effet, après des guerres ardues (947 et/ou 948 de l’ère musulmane), le scénario de la colonisation portugaise n’était que de mauvaises réminiscences. Les Saadiens ont également pu donner à la forteresse d’Ayir sa lettre d’affranchissement grâce à l’intervention décisive du Chérif Abou Med Abdellah Saâdi en 1517 de l’ère chrétienne. La forteresse d’Eloualidia était, à son tour, restaurée après le déclin des portugais par Eloualid Abou Zaidan Saâdi (le nom à partir duquel l’appellation Eloualidia tire son identité).
La région d’Ayir.
La commune d’Ayir est sise au nord de la ville de Safi, elle est délimitée par les communes de Badouza (du nord), et d’Eloualidia (du sud). Ayir s’étend sur une superficie de 321 km2, quant aux habitants de la région, ils font dans l’ensemble 24,176 habitants (recensement 2004). La plupart des travaux exercés à l’enceinte d’Ayir sont l’agriculture et l’élevage des bétails.
La forteresse d’Ayir.
Comme elle est présentée dans l’ouvrage historique déjà cité, la forteresse d’Ayir est une garde maritime islamique qui se situe au nord de la ville de Safi. Voisine de la mer atlantique, la forteresse contient deux portes ; la première donne sur la mer et la deuxième s’ouvre sur le sens inverse. Les deux portes se distinguent par la présence de deux grands tours à leurs dessus. La seconde porte donne aussi sur une mosquée antique qui garantit sa pérennité grâce à ses douze piliers. Sur la porte de la mosquée on a écrit l’expression suivante : "cette porte a été ouverte depuis 1200 de l’ère musulmane". La mosquée se compose également d’une école constituée de plusieurs chambres chose qui attestent la valeur donnée à la religion, la science et au coran par les habitants d’Ayir à cette période.
Med Ben Ahmed ELKANOUNI LAABDI ajoute que la date de l’édification de cette forteresse est inconnue, nonobstant il est communément admis qu’elle était présente pendant le IIX siècle de l’ère musulmane. On l’appelait à l’époque "Cap d’Ayir", la forteresse d’Ayir n’a pas raté d’assujettir au colonialisme portugais, néanmoins les troupes d’intervention menées par le Chérif Abou Med Abdellah Saâdi en 1517 de l’ère chrétienne ont obligé les portugais de partir. L’incident de l’explosion d’un baril d’amorce a plaidé en faveur d’Abou Med Abdellah Saâdi ce qui a causé la destruction de quelques murs et facilité la tâche aux intervenants.
La forteresse d’Ayir est habitée par des hommes venant de Sanhaja connus par le respect qu’on leur a accordé les rois de
l’Islam pour leur surveillance de la mer. De nos jours la forteresse d’Ayir a besoin d’une restauration immédiate qui peut et assurer sa pérennité et sauvegarder la mémoire collective des Ayiriens.
____________
- Med Ben Ahmed ELKANOUNI LAABDI, 2005, Asfi wa ma ilayh kadiman wa haditan, " Safi et ses régions", Rabat, Rabat Net Maroc.
- Alal RAKOUK, 2005, Musique de Safi, exemples et manifestations, " Moussika asfi, namadij wa tahlilat" Rabat, Rabat Net Maroc.
- Brahim KREDYA, 2003, Issa Ben Omar et la révolution de Wled Zid, évenement de Rafssa. " âissa ben omar wa tawrat wlad zid wa wakiât rafssa". Safi, IMBH.
P.S : les
trois ouvrages sont écrits en arabe.
Le même article est publié sur l’espace ayirien : http://les-ayiriens.over-blog.com/
Aïd Moubarak Said à tous les visiteurs de mon espace personnel, je vous souhaite tous (également mes étudiants que je n’ai pas encore vus) une joyeuse fête pleine de bonheur et de sérénité.
A terme de mes rêves agités, j’ouvre la fenêtre de ma chambre sur des coups de peinture donnés gentiment aux bordures de la route principale de
Laakarta.
- « Eh, bien le roi est en retour à Safi. »
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