Publié le 21 Janvier 2010

clip_image002.jpg

La salle des conférences du centre culturel de Fam El Hisn vient d’abriter une rencontre syndicale organisée par les bureaux locaux  qui font le paysage syndical de la région. Le meeting était certainement une occasion pour mettre les points sur les i en ce qui concerne le chemin combattif que tracent  le corps professoral de la province de Tata.

L’intégration de la province de Tata dans la liste des zones dites isolées figure en tête du dossier revendicatif. Les intervenants -y inclus des enseignants- ont pu mettre en exergue la situation des enseignants dans cette province au même  degré sinon davantage que d’inviter à quadrupler les efforts (les grèves et  les sit-in) dans l’intention de réaliser les revendications du corps enseignant de Tata.

Voir les commentaires

Rédigé par raja abdelkader

Publié dans #enseignement

Repost 0

Publié le 20 Janvier 2010

PICT0002.JPG

Ces derniers jours les mots commencent  à me blâmer davantage faute d’une certaine obnubilation d’autres sujets. Le JE  qui dansait  impétueusement dans mes  mots d’hier vient rendre son âme à la déesse du trépas.  

Dégrisé d’une ivresse ample, je dessine douloureusement la première lettre « J » sur la page blanche de mon petit écran en vue de taper timidement la tombe  des mots intensément cimentée. J’essaie vainement d'écrire quelques syllabes qui m’enfonceront lamentablement la piqure de rappel.

Présentement,  je consulte les documents pédagogiques de mes élèves en  posant ce corps lourd sur la chaise de mon bureau pour faire solennellement l’enseignent. Arrivée devant moi, Sanaâ dépose lâchement le cahier de cours. Dans un geste d’inadvertance le cahier se coupe en deux. Du coup les deux parties du document  se précipitent  pour s’éparpiller isolément  sur le sol de la classe. Il se trouva dans une salle  du  premier étage de son  collège ; c’était une classe qui donnait à la fois  sur les terrains sportifs et sur des arbres inutilement plantés. Rompant avec ses classes primaires L’enfant se rendait compte par la suite qu’il était en pleine période de prise de contact avec ses nouveaux professeurs. Il se rappelait comme s’il était hier un enseignant d’instruction islamique actif - comme en témoigne son nom - au ventre ballonné et ayant une  grosse tête, faire face à cet enseignant donnait  à cet enfant l’impression qu’il est devant le maître de l’école coranique où il apprit les premières sourates du saint coran.

Pareillement à ce que je fais maintenant.  Le professeur consultait nos cahiers de cours en exigeant que celui-ci soit volumineux (200 pages) pour contenir à mon sens la pesanteur des cours qui passait souvent à côté de nos attentes. C’était sincèrement une matinée chaude, la classe n 2 l’était également ou davantage. Le silence primait à tel point qu’on écoutait le nasillement des mouches,  Ce silence quasi-religieux était parfois interrompu par des insultes proférées contre les enfants qui ne présentaient pas le fameux cahier à 200 pages contenant les premières leçons d’instruction islamique. L’enfant tremblait en écoutant les sanglots de ces nouveaux camarades et les gifles qui se distribuent à tort et à travers.

Une fois son tour arrivé, il prenait son cahier à la couverture bleue et avance à pas déséquilibrés    vers son professeur comme s’il  eut affaire à un juge d’un tribunal. L’enfant présenta son cahier au professeur, ce dernier le feuilleta en épiant  cette écriture maladroite qui décorait les premières pages du cahier. Hochant machinalement sa grande tête, le juge rendit le cahier à l’enfant qui se tenait dans une  posture fixe. Enchanté de passer cette pénible épreuve, il reprit son cahier avec un geste véhiculant une certaine confiance de soi de façon à ce qu’il ait lâché   le volumineux cahier pour se disperser sur le sol de la classe en deux parties.

« Fils d’enculé  » s’écria véhémentement le professeur d’instruction islamique bien sûr.

Foudroyé par cette gifle qu’il reçut sur sa joue droite notre enfant regagna sa place et   débuta ses larmes interminables.

Certes, parfois on a du mal à revoir les scènes du passé se reproduire à nouveau devant nos petits yeux. Mais il s’agit bel et bien  d’une occasion fort opportune et pour faire un certain recul par rapport à son propre passé et pour égayer son présent per les  sanglots d’hier.

Le cahier fabriqué par l’enfant que j’étais n’était autre que le rassemblement de deux cahiers chacun comptait  100 pages étant donné que les marchands de son tout petit village n’avaient pas dans leurs épiceries des cahiers de 200 pages.

Caressant ma joue droite, je fais terme à ce flash-back. Impressionnés par cette longue distraction mes élèves me jettent avec des regards où se mêlent ingénuité et étonnement. Pour retirer le rideau sur cette scène enfantine je dis sagement  à Sanaâ :

- «  Fignole ton cahier ».

Voir les commentaires

Rédigé par raja abdelkader

Publié dans #mes textes

Repost 0

Publié le 18 Janvier 2010

  PICT0264

 Sous  les signes de  la générosité des habitants et le paysage féerique se place Iguiwaz, un hameau avoisinant Icht. Iguiwaz dépend administrativement de la commune de Tamanart. Dans cet article succinct, il est question d’y effectuer un voyage pour apercevoir de près sa beauté et ses traditions.

Aperçu historique :

PICT0105.JPGIguiwaz  fait partie intégrante  de la tribu   Ait Harbil.  La nomenclature Iguiwaz a vu le jour, comme l’affirment les références orales auprès desquelles nous nous somme renseigné, grâce au fait que la région était un carrefour des caravanes commerciales, celles-ci y accédaient pour se reposer ou encore pour faire nourrir leurs animaux.

Réception chaleureuse des invités 

Force est de constater que la générosité  est l’apanage des arabes au fil de l’histoire, le Douar d’Iguiwaz s’inscrit bel et bien dans cette logique. En fait, les habitants d’Iguiwaz  se donnent tant de mal pour offrir à leurs invités des conditions propices voire meilleures pendant leurs petits ou longs séjours. A l’instar d’autres régions du Sahara marocain, les habitants d’Iguiwaz reçoivent leurs invités avec des pratiques enracinées dans  leur vie quotidienne. Par conséquent, ils les reçoivent avec le fameux vers de thé qui passe beaucoup de temps sur les braises d’un braséro dans la finalité d’être  bien travaillé. Outre que cet aspect, ils les accueillent  en pulvérisant leurs vêtements d’une odeur réservée pour ce faire.

Traditions :

PICT0053-copie-1La cuisson de pain   est  parmi les traditions qui attirent le regard des invités; les femmes  préparent  le pain selon une pratique reconnue et observée par la majorité des habitants. Certes les maisons du douar sont dotées des matériels modernes pour préparer le pain, mais le recours à cette pratique s’impose toujours. Le four traditionnel «  Faran » utilisé dans cette pratique est généralement fabriqué en boue, les femmes mettent la pâte modelée sur une tôle circulaire contenant sur son dessus de petites caillasses. En prenant contact direct avec  les caillasses excessivement chaudes le pain    devient consommable. A titre d’ajout, les caillasses laissent leurs traces sur les deux facettes du produit final (le pain).

La région est connue également ou davantage par l’artisanat ce qui se manifeste grossièrement dans le tissage des tapis,  des serviettes, et des objets décoratifs.  Ceux-ci se vendent au sein  d’Iguiwaz et parfois ils  sont  commercialisés.

 La danse Ahwach

Les habitants se livrent de façon habituelle à la danse D’Ahwach quand les circonstances sont propices, en l’occurrence, les cérémonies de mariage et les activités culturelles organisées par l’association du douar. Il est à noter dans  ce sens que la danse Ahwach d’Iguiwaz est légèrement différente de celles d’autres régions de Tata.  En guise d’illustration, en comparaison avec  la danse d’Ahwach pratiquée  à Fam El Hisn, Ahwach d’Iguiwaz  intègre la femme comme constituant essentiel dans  cette danse. Cette dernière est pratiquée par les femmes et les hommes qui se présentent sous forme de lignes ; les hommes  y compris les personnes censées assurer la musique moyennant Ganga et les tambours occupent le devant de la scène. Le travail des femmes résident dans la reproduction, la plus fidèle  qu’elle soit, des mouvements des hommes tout en reprenant les chants qu’émettent les hommes.

Le plat du couscous s’ajoute à cette panoplie de traditions, les habitants ne ratent point l’occasion de présenter à leurs invités le plat préféré par les marocains. Le couscous d’Iguiwaz est excellemment travaillé et assaisonné. Rien qu’en goutant le délicieux couscous les invités font ipso facto signe d’acquiescement.

 La vie des habitants :

PICT0239Les habitants cultivent aussi bien les légumes que les fruits   (orange,  banane,  datte,  pomme,  patate, navet,  carotte .....). Au niveau des céréales le blé est le produit le plus prépondérant à Iguiwaz. Notons que ces produits peuvent être  consommés à domicile on encore commercialisés. 

Pour travailler la terre les hommes se servent d'un matériel essentiellement traditionnel (le soc par exemple). Par ailleurs, l'arrosage des champs  se fait grâce à l'eau d'une source après que les hommes se soient  mis d'accord pour répartir équitablement les eaux. 

Voir les commentaires

Rédigé par raja abdelkader

Publié dans #Histoire et traditions

Repost 0

Publié le 12 Janvier 2010

r

C’est dans le cadre de la célébration  de l’an 2960 de la date amazigh que les habitants de Fam el Hism ont eu l’opportunité  d’assister à une soirée artistique organisée par le réseau associatif Tagadirt.

La soirée artistique a eu lieu le mardi 12 décembre  au sein du centre culturel de Fam el Hisn se fixait comme objectif le fait de présenter aux assistants des scènes artistiques qui témoignent amplement de la richesse culturelle  et artistiques du sud marocain en général et de la région de Fam el Hisn en particulier.

PICT0120

La soirée artistique à laquelle on a convié un public large (enfants,  élèves et adultes) a débuté par des chats  mélodieux assurés par un groupe musical baptisé en langue amazigh «  Ijdigan » (synonyme du mot  fleurs)   constitué essentiellement par des élèves. Le groupe qui vient de voir le jour a pu faire bouger les assistants par le biais de leur voix et leur musicalité.

La danse d’Ahwach qui figure parmi les traditions  de la région  n’a pas raté PICT0140

le rendez-vous. En fait, les spectateurs ont pu suivre de près les danses folkloriques offertes  par un groupe de la région. Lesquelles danses étaient accompagnées de temps à autre des chants où il était question d’exprimer cet attachement à la culture amazigh au même degré sinon davantage que d’appeler à la paix et l’amour.

Voir les commentaires

Rédigé par raja abdelkader

Publié dans #art

Repost 0

Publié le 8 Janvier 2010

ab-.jpg

Il ne savait guère  que les premiers textes  qu’il écrivait sur les tableaux de ses classes primaires vont lui servir de tremplin pour commencer son chemin d’amateur  calligraphe.

Aujourd’hui il produit avec raffinement les quelques  calligraphies quand le moment  est fort opportun étant donné qu’il exerce le métier d’élève au lycée Essalam et celui de coiffeur au centre de Fam El Hisn.

Abdellatif Tassi est né à Fam El Hisn en abdelt1989 dans une famille à la fois simple et modeste, Tassi affirme qu’il est novice dans cet art puisque son vrai commencement n’était qu’à partir de 2004. Epris par le charme de cet art, ce jeune calligraphe est déterminé à creuser davantage dans son chemin. Laquelle finalité peut être atteinte, à son sens,  par le   truchement d’une exposition, à laquelle il conviera les personnes intéressées par cet art mais les mécanismes matériels l’empêchent  pour  ce faire. 


PICT0040             

Voir les commentaires

Rédigé par raja abdelkader

Publié dans #art

Repost 0

Publié le 3 Janvier 2010

PICT0048.JPG

Personne ne doit sous-estimer les rôles que peuvent jouer les différentes sortes médiatiques et dans la conscientisation du citoyen afin qu’il puisse analyser, critiquer et proposer des solutions aux problèmes de sa propre  vie quotidienne et dans la consolidation des constantes nationales ainsi que les valeurs socioculturelles d’une société donnée.

Néanmoins cette logique subit parfois des  ébranlements. En effet,  certains types de médias  ne tiennent plus cette  logique en considération ce qui donne naissance à des pratiques bizarroïdes qui ignorent  à la fois la déontologie et  les modalités médiatiques.

L’image représentant la dernière du  numéro 3010 du quotidien marocain d’informations générales Assabah  est encore fraîche pour témoigner de cette constatation ;  Assabah a accoutumé  ses lecteurs à des photos de quasi-nudité dans la dernière page de chaque numéro.

Etant donné que le  journal s’adresse à un lecteur marocain, la première des choses à laquelle il faut consciencieusement  veiller est : La concordance des messages véhiculés par le support médiatique et les manières avec lesquelles ces messages sont incarnés  avec le récepteur en tant que marocain.  Plus précisément avec les  valeurs communes reconnues et partagées par tous les membres de la société marocaine.

La visée pragmatique du journal réduit le lecteur à un récepteur passif en jouant judicieusement sur le côté désir  ce qui conduit le lecteur illico presto  à se précipiter pour découvrir avec plaisir le plat présenté dans la dernière en ignorant ipso facto les autres parties du journal.

La photo de la mannequine Sonya Lybski est la cerise sur le gâteau qui vient pour couronner le tout ne vise plus à informer le lecteur  mais elle tend à influer sur ses désirs inconscients surtout que la photo accentue sa charge rien qu’en invertissant l’ordre du journal (la mannequine paraît tantôt debout tantôt couchée).

Pour travailler dans la perspective du logique la dernière page du journal peut présenter, dans la finalité d’aller plus loin dans son intention informative voire créative,  d’autres photos qui éveillent  l’esprit critique du lecteur el l’invite à interpréter et sortir avec des lectures fructueuses.  Des productions photographiques, des tableaux de peinture, des images reflétant le réel du lecteur peuvent véritablement être substitués à ces types de photos qui convergent au profil du vendre-son-journal.

Somme toute, nos lecteurs (adolescents, jeunes et adultes) ont besoin d’une presse écrite qui répond à leurs attentes, et qui les pousse à se questionner, à penser et à faire montre  de réflexion et non pas une presse qui les réduit stupidement à des récepteurs passifs.

Voir les commentaires

Rédigé par raja abdelkader

Publié dans #critique

Repost 0