Un arbre ébène

D'une noirceur extrême

Se met par force au devant de la scène

Pour m'infliger des lettres d'un poème

 

Pour me cracher au visage des rimes lugubres

Enterrant pour la énième fois

Mes vers dans un climat funèbre

Bien qu'ils font preuve de bonne foi

 

D'emblée, je ne verrai point l'or du soir

Devant lequel je sentais mille soleils

Qui, à coup sûr, ruinaient, brulaient l'impétuosité de mon cœur

 

En présence de cet arbre pareil à une toile giacomettienne.

Indolent, mon poème s'abstient de finir son chemin

De surcroît,  mes vers trépassent au venin.

Par raja abdelkader
Jeudi 23 avril 2009
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