La présence de La Palestine dans le cinéma marocain et notre situation par rapport à la question de l’appartenance

Publié le 17 Août 2014

Leimages_20_.jpg cinéma en tant qu’une  forme d’expression populaire à l’istar de celles dites littérraires, picturales  ou  autres remet en scène  notre rapport avec le monde. Elle est également ou davantage un terrain fort propice pour exprimer sa distance envers  le  monde, ou une remise en cause de celui-ci .

En sus,  Elle nous situe par rapport à l’Autre, à nous même, à l’ensemble des événements  du monde  et  à notre appartenance.

Le septième art  qui se définit comme une écriture moderne (Jean Cocteau), où la lumière a cédé la place à l’encre,  se prête comme un outil mettant lumière dans le temps et l’espace sur des événements, des faits, des phénomènes et bien d’autres aspects sociaux, elle  ne peut, par conséquent, que nous situer  par rapport aux faits que présente une œuvre cinématographique.

Les sujets qui ont un cachet humanitaire et qui ne sont pas placés que rarement loin des préoccupations, ne peuvent  pas en principe passer inaperçus dans toute forme d’expression artistique y inclus le cinéma.

La présence de La Palestine  en tant que sujet qui  a pris une dimension internationale depuis des décennies dans les productions cinématographiques en cas du Maroc pourrait être objet d’une grande inquiétude. Une grande question se pose alors: Pourquoi le cinéma marocain n’a pas mis la lumière sur ce conflit qui s’est réduit à notre sens de l’étiquette “conflit arabo-israélien au conflit paléstino-israélien”?

La question doit elle être traitée selon le degré de sensibilisation et de conscientisation au procès qui a duré malheureusement longtemps? Ou encore  le traitement cinématographique d’un sujet ” tombé en désuétude” n’est point fructueux?.

Alors une conscience plurielle autour du sujet doit  avoir lieu et un foisonnement pourra se faire sentir au niveau  des œuvres relevant du cinéma à propos de ce sujet.

Le traitement médiatique aggrave déjà la situation, en guise d’illustration nous sommes habitués à des contenus à vocation informative  (journaux télévisés) où on introduit l’actualité palestiniennne dans la fin des années quatre-vingt-dix et au début  de ce siècle de manière peu adéquate.

 Tel est le cas dans la phrase introductive ” la machine israélienne  a écrasé حصدت الآلة الإسرائيلية   ”  ce qui revient à dire qu’un certain genre de glorification est présent au niveau du traitement médiatique du sujet de La Palestine.  De même, la violence devient objet d’enbellissemnt linguistique.

Et même la présence de cette thématique dans les réseaux sociaux ne passe pas sans aucun reproche, en guise d’exemplification  devant le partage d’un support iconique ( image ou autre) montrant un acte ou une pratique inhumaine  sur le réseau

facebook

, les internautes se suffisent à l’acte de montrer leur admiration moyennant l’option  “j’aime”.

Le traitement cinématographique de la Palestine reste donc le parent pauvre du septième art au Maroc, ce qui montre déjà que cette forme d’expression prend sa distance du sujet de la Palestine, chose qui peut s’expliquer à notre sens par deux facteurs:  premièrement celui qui a trait à l’histoire et la durée du conflit et le deuxième peut avoir rapport avec le soutien financier des productions cinématographiques traitant de la question de la Palestine, c’est-à-dire que le sujet sous son aspect de  caducité  n’attire que rarement.

Et puisque chacun de nos actes met en jeu le sens du monde et notre place ou encore position par rapport à ce monde comme en témoigne Jean Foulquié dans son livre sur l’existentialisme, il est clair que le rapport cinéma marocain / Palestine a besoin de plus de lumière et a recourt à un contexte théorique pour que le discours cinématographique puisse questionner le moi et sa  position envers la société, l’histoire et l’idéologie comme le montre Bachir Kamri dans” Etudes Cinématographiques”.

Rédigé par raja abdelkader

Publié dans #Cinéma

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