Les années se succèdent, la délicate question de temps se pose encore

Publié le 9 Janvier 2015

 

    Une année vient de s’écouler et une autre vient de commencer, le temps est consommé depuis la nuit des temps certes, mais l’être humain se doit de  se soucier du comment se fait cette transition en matière de chronologie d’une période à l’autre pour en tirer les conclusions les plus décentes, et envisager des stratégies efficientes dans le dessein de  pallier aux moult insuffisances constatées lors d’un espace temporel donné.

    C’est pour cela que le temps ne doit jamais être à notre sens un ensemble de repères regroupant une poignée de mois, d’heures ou encore d’années; le temps loin d’être conçu tout simplement et d’une manière consommatrice est une référence pour se situer par rapport à ce qui est fait, se fait ou désiré être fait.

  En sus, c’est au fur et à mesure du temps que se réalise l’acte d’évaluer : une opération inhérente à tout exercice ou toute concrétisation, planification, programmation, ou encore toute  autre procédure.

   Ces réflexions et bien d’autres sur la grande question du temps remettent en scène notre rapport avec l’espace, le monde et même notre place et position envers ce monde.

   Le Maroc d’Aujourd’hui a besoin en réalité d’une valorisation du temps qui doit fournir une vision engagée dans les grands défis lancés par le royaume, et proclamés vivement lors des émeutes arabes qualifiées sous l’expression  ״ Printemps Arabe״.

Dire que le temps est une opportunité, c’est dire que cette opportunité doit être exploitée à bon escient sur divers plans y compris le politique.

    Le Maroc des institutions doit conjuguer des efforts dans le temps et l’espace pour le bien être du peuple auquel cette ère doit se consacrer, et auquel des programmes vifs doivent s’y pencher avec tous les moyens possibles ; c’est la non-prise en considération de la valeur du temps et sa sous-estimation qui a raté au pays divers rendez-vous de développement constructif. c’est ce côté qui  pourrait avoir lien avec les détails  à l’origine de plusieurs catastrophes qui ont frappé le pays à son insu telles que les résultats extrêmement indésirables des intempéries qui ont marqué  l’année 2014 avec force, il en va pareillement pour d’autres grandes affaires telles que celle de la pelouse du complexe Moulay Abdullah qui a fait couler beaucoup d’encre,   au même degré sinon davantage qu’elle a sillonné les réseaux sociaux et différents médias.

Ce sont les moments, qui ne sont pas  bien comptés, qui nous guident à ne pas porter attention à un aspect ou prêter grande oreille aux détails d’une problématique donnée.   C’est le temps qui nous échappe parfois et laisse libre cours à des retombées qui  ne peuvent être pas principalement positives.

     Le temps des Marocains ne doit  être  gaspillé que dans l’intérêt porté aux grandes questions ayant trait à la vie du citoyen, le temps de nos responsables doit cibler divers secteurs devenus malheureusement objet de préoccupation et de diverses réactions parmi l’opinion publique nationale, ces secteurs ont  un urgent besoin de vrais espaces temporels pour pouvoir remédier à leurs insuffisances.  Santé, administration, enseignement, habitat et autres domaines nécessitent des interventions pour faciliter la tâche aux citoyens et les mettre en tête des préoccupations pour plus d’humanisme et de moralisation.

    Le temps duquel nous parlons ici doit comprendre plusieurs aspects, y compris la déperdition médiatique observée chez les orientations générales de nos chaines nationales qui, loin d’être blanches de tout reproche, doivent être objet de rénovation et de vraies  mutations pédagogiques, idéologiques et éthiques.

Essaouira, l’une des plus vastes et étendues provinces du Maroc est  riche en potentialités, en problématiques épineuses également, ceci dit, divers secteurs ont encore des failles auxquelles il faut se mettre en s’impliquant à temps, par le truchement d’une approche multisectorielle sûre et certaine, pour dédicacer des temps de  gaieté, prospérité et développement aux habitants des régions des Chiadma ainsi que celles de Haha.

—–

Par : Abdelkader RAJA

Rédigé par raja abdelkader

Publié dans #mes textes

Repost 0
Commenter cet article