Les mille est un hameaux

Publié le 18 Janvier 2010

  PICT0264

 Sous  les signes de  la générosité des habitants et le paysage féerique se place Iguiwaz, un hameau avoisinant Icht. Iguiwaz dépend administrativement de la commune de Tamanart. Dans cet article succinct, il est question d’y effectuer un voyage pour apercevoir de près sa beauté et ses traditions.

Aperçu historique :

PICT0105.JPGIguiwaz  fait partie intégrante  de la tribu   Ait Harbil.  La nomenclature Iguiwaz a vu le jour, comme l’affirment les références orales auprès desquelles nous nous somme renseigné, grâce au fait que la région était un carrefour des caravanes commerciales, celles-ci y accédaient pour se reposer ou encore pour faire nourrir leurs animaux.

Réception chaleureuse des invités 

Force est de constater que la générosité  est l’apanage des arabes au fil de l’histoire, le Douar d’Iguiwaz s’inscrit bel et bien dans cette logique. En fait, les habitants d’Iguiwaz  se donnent tant de mal pour offrir à leurs invités des conditions propices voire meilleures pendant leurs petits ou longs séjours. A l’instar d’autres régions du Sahara marocain, les habitants d’Iguiwaz reçoivent leurs invités avec des pratiques enracinées dans  leur vie quotidienne. Par conséquent, ils les reçoivent avec le fameux vers de thé qui passe beaucoup de temps sur les braises d’un braséro dans la finalité d’être  bien travaillé. Outre que cet aspect, ils les accueillent  en pulvérisant leurs vêtements d’une odeur réservée pour ce faire.

Traditions :

PICT0053-copie-1La cuisson de pain   est  parmi les traditions qui attirent le regard des invités; les femmes  préparent  le pain selon une pratique reconnue et observée par la majorité des habitants. Certes les maisons du douar sont dotées des matériels modernes pour préparer le pain, mais le recours à cette pratique s’impose toujours. Le four traditionnel «  Faran » utilisé dans cette pratique est généralement fabriqué en boue, les femmes mettent la pâte modelée sur une tôle circulaire contenant sur son dessus de petites caillasses. En prenant contact direct avec  les caillasses excessivement chaudes le pain    devient consommable. A titre d’ajout, les caillasses laissent leurs traces sur les deux facettes du produit final (le pain).

La région est connue également ou davantage par l’artisanat ce qui se manifeste grossièrement dans le tissage des tapis,  des serviettes, et des objets décoratifs.  Ceux-ci se vendent au sein  d’Iguiwaz et parfois ils  sont  commercialisés.

 La danse Ahwach

Les habitants se livrent de façon habituelle à la danse D’Ahwach quand les circonstances sont propices, en l’occurrence, les cérémonies de mariage et les activités culturelles organisées par l’association du douar. Il est à noter dans  ce sens que la danse Ahwach d’Iguiwaz est légèrement différente de celles d’autres régions de Tata.  En guise d’illustration, en comparaison avec  la danse d’Ahwach pratiquée  à Fam El Hisn, Ahwach d’Iguiwaz  intègre la femme comme constituant essentiel dans  cette danse. Cette dernière est pratiquée par les femmes et les hommes qui se présentent sous forme de lignes ; les hommes  y compris les personnes censées assurer la musique moyennant Ganga et les tambours occupent le devant de la scène. Le travail des femmes résident dans la reproduction, la plus fidèle  qu’elle soit, des mouvements des hommes tout en reprenant les chants qu’émettent les hommes.

Le plat du couscous s’ajoute à cette panoplie de traditions, les habitants ne ratent point l’occasion de présenter à leurs invités le plat préféré par les marocains. Le couscous d’Iguiwaz est excellemment travaillé et assaisonné. Rien qu’en goutant le délicieux couscous les invités font ipso facto signe d’acquiescement.

 La vie des habitants :

PICT0239Les habitants cultivent aussi bien les légumes que les fruits   (orange,  banane,  datte,  pomme,  patate, navet,  carotte .....). Au niveau des céréales le blé est le produit le plus prépondérant à Iguiwaz. Notons que ces produits peuvent être  consommés à domicile on encore commercialisés. 

Pour travailler la terre les hommes se servent d'un matériel essentiellement traditionnel (le soc par exemple). Par ailleurs, l'arrosage des champs  se fait grâce à l'eau d'une source après que les hommes se soient  mis d'accord pour répartir équitablement les eaux. 

Rédigé par raja abdelkader

Publié dans #Histoire et traditions

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

rahmouni 14/10/2010 14:26



merci bcp