poésie

            Photo du photographe marocain Lamia NAJI
Au rythme lent de ma vie passée

Je goûte aux affres d’hier

J’écoute fébrilement les battements de mon coeur quasi-cassé

Je contemple avec frénésie la splendeur de l’hiver

 

La beauté somptueuse du lever du soir.

Dans ma poitrine mon petit cœur tremble

Douloureusement, et donne envie à voir

Clairement dans les conjectures de jadis  qui me semblent

 

A la fois saugrenues et bizarres

Qui m’étaient à priori fort utiles

Aujourd’hui, néanmoins, je les toise d’un regard

Acéré, piquant et stérile.

Par raja abdelkader
Lundi 27 juillet 2009
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Un arbre ébène

D'une noirceur extrême

Se met par force au devant de la scène

Pour m'infliger des lettres d'un poème

 

Pour me cracher au visage des rimes lugubres

Enterrant pour la énième fois

Mes vers dans un climat funèbre

Bien qu'ils font preuve de bonne foi

 

D'emblée, je ne verrai point l'or du soir

Devant lequel je sentais mille soleils

Qui, à coup sûr, ruinaient, brulaient l'impétuosité de mon cœur

 

En présence de cet arbre pareil à une toile giacomettienne.

Indolent, mon poème s'abstient de finir son chemin

De surcroît,  mes vers trépassent au venin.

Par raja abdelkader
Jeudi 23 avril 2009
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Je n’aurai point parcouru ce monde

Qui me donne l’impression du déjà-vu

Une beauté sauvage pareille à celle  d’une vieille blonde

Des mots à saveur  balsamique d’un Chraïbi : vu, lu, entendu

 

Aptes à me remettre en scène les réminiscences de  ce beau  temps

M’accueillent à la marocaine et me souhaitent la bienvenue

Au dessus de ces ravins, les rayons du soleil me font suer le front

J’ai  su à temps  que c’est  ma veine imprévue

 

Entre la canicule du sud et les pluies diluviennes du nord, mon cœur s’installe

Au sein de ce train égaré

Et quand je dégusterai l’haleine de cette mer étale

Je pleurnicherai comme un bébé.

___________________

P.S : Je dédie ce poème à tous les citoyens du sud, au corps enseignant et administratif du collège Bani et à  Amine ; celui qui a mis du baume au cœur de mon  imaginaire poétique. 

Par raja abdelkader
Lundi 3 novembre 2008
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Je me tiens debout

Au milieu  de cette place

Qu’avait, hier, une grande signification pour elle et pour moi.

                                   

Elle s'assied  sur son fauteuil roulant

En face d’un paysage

Qu’elle garde jusqu’à présent.

                      Dans

Sa tête

Je contemple le passé

J’imagine moi-même en train

De prendre les guidons.

                Du

Fauteuil roulant d’elle

Mettant, sa tête jaune dans

Mon chapeau militaire.

                Et

Sa bouche, à peine ouverte

Elle psalmodiait des prières

Ses yeux étincelants de tendresse.

                 Une fois

L’image de ce tableau (Chlihat)

Occupe la plénitude

De son esprit.

               Elle

Me fait un signe

Pour remettre le fauteuil

Roulant en route.

               Ah !

Que dieu la bénisse !

Par raja abdelkader
Mardi 29 janvier 2008
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