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Publié le 11 Février 2013

      146927369-mini.jpgPassionné par les différentes formes d’expression artistique et populaire du Maroc, nous décidons de parler dans le présent travail  de l’artiste peintre safiote Bouchra SATFANE ainsi que son œuvre. Pour ce faire, notre travail est scindé en cinq parties qui commencent par la naissance de l’artiste, son attachement à l’art et sa carrière professionnelle, notre travail touche également ses expositions et ses influences, et pour finir nous évoquons la thématique majeure dans ses travaux. 

1- Un engouement précoce pour la peinture.

        A Safi, elle  a vu le jour   en 1973 dans une famille modeste qui lui a prodigué une éducation ayant un cachet ouvert et  moderne, aspect qui lui a permis d’avoir  un amour pour l’art avec un grand A, étant donné que la petite Bouchra qu’elle était accordait une grande importance aux œuvres qui lui tombaient dans les mains ou celles qu’elle suivait avec un regard enfantin certes, mais loin de les concevoir comme de simples objets. Dès  lors, sa fascination pour les tableaux des artistes peintres de la ville de Safi se fait remarquée puisqu’elle se privait des activités ludiques, desquelles jouissaient ses pairs, pour jeter des regards  où se mêlaient ravissement et impression  aux tableaux séduisants des peintres  de sa ville comme ceux  de l’artiste peintre Fatna LAGBOURI, EZ-ZINE  Abdelouahed    et autres.

2- Etudes et carrière professionnelle.

          Après avoir fait ses études primaires, collégiales et lycéennes à Safi, elle opte pour une carrière catégoriquement loin de son amour pour l’art, néanmoins elle garde en elle cet attachement émotif pour la peinture et qui va bientôt se réveiller. Une fois les études universitaires sont couronnées d’une licence en droits, elle décide d’explorer un nouvel horizon, en l’occurrence le commerce, l’étape qu’elle a achevée par l’obtention d’un DTS  en commerce international. Nonobstant, elle se précipite pour reprendre le pinceau  et caresser finement ses tableaux surtout après qu’elle s’engage dans le domaine juridique comme avocate au barreau de Safi d’une part, et comme membre et conseillée juridique de plusieurs associations culturelles et humanitaires pour faire montre de  son esprit associatif et humanitaire  d’autre part.

3-Les rétrospectives de l’artiste.

           Diverses 0854Bouchra SATFANE a  exposé ses œuvres pour la première fois en France dans le cadre d’une rétrospective collective lors du 43eme salon des arts à Cholet en France entre  14 et 21 octobre 2012. En sus, elle a organisé une exposition individuelle à la galerie Fatna LAGBOURI  à Safi dans la période s’étalant de 29 novembre à 7 décembre de l’année passée   dans la finalité  de présenter a un large public  constitué de chercheurs, journalistes et  amateurs une occasion fort opportune pour  apprécier ses œuvres qu’elle travaille en joignant maitrise technique et subtilité.  Par ailleurs,  elle a programmé une troisième exposition à la galerie  Volubilis à la ville du détroit en février  2013 et elle envisage faire d’autres expositions à des villes telles qu’Essaouira et  Agadir.

4- Influences.

          L’artiste peintre se trouve influencée par les travaux du peintre  et théoricien russe Vassili Vassilievitch KANDINSKI né à Moscou  en décembre 1866 et considéré comme le fondateur de l’école abstraite en vertu d’une aquarelle qu’il a peinte au début du XX siècle. De même, elle éprouve une attirance pour les œuvres du peintre, dessinateur et sculpteur  espagnol   Pablo Ruiz  PICASSO (1881-1971) fameux pour avoir initié les techniques cubistes à la peinture.

5- L’œuvre satfanienne et le phénomène artistique de l’œil.

          DSC00486.JPGDans ses travaux  l’artiste peintre Bouchra SATFANE travaille  sur un phénomène inédit qu’est  la thématique  de l’œil ; en parcourant son chemin d’artiste, il est à découvrir  aisément que la présence de cette thématique  est passée par deux grands moments forts de son itinéraire pictural. Dans le premier elle  présentait l’œil de façon difficilement déchiffrable quitte à l’apparenter aux objets et personnes déformés dans les  travaux de PICASSO et/ou du sculpteur et peintre suisse Alberto  GIACOMETTI.  Mais dans le deuxième moment, elle présente cette partie du corps  de manière nette et claire comme en témoigne les  tableaux marquant cette étape. Quant aux écoles picturales, SATFANE engendre finement des tableaux sous les drapeaux de l’école symbolique et celle dite abstraite.

 

          DSC00010.JPGL’œil comme phénomène artistique dans les travaux de l’artiste dénote moult portées sémantiques et philosophiques en même temps ; d’un point de vue symbolique, elle renvoie à la dimension culturelle du peintre ainsi que celle de son propre vécu où l’œil symbolise, sous le prétexte culturel, une croyance enracinée dans la mémoire collective des marocains et est relative au mauvais sort.

          Du côté abstrait, l’œil est présenté dans les travaux de SATFANE en deçà  du corps, cependant elle est une partie du corps humain qui permet une conscience métamorphosée et continue  de celui-ci à travers soi-même et à travers le regard d’autrui.

          DSC00485.JPGDans son livre sur le peintre italien  Léonard de Vinci, le romancier, scénariste, critique d’art et spécialiste de la photographie Serge BRAMLY   dit qu’avoir perdu la vue est être privé de la beauté de l’univers et la personne perdant cette sensation ressemble à un homme enterré vivant dans une  sépulture, sous cet angle, l’œil de SATFANE, à part ses caractères symbolique et abstrait,  a un vernis esthétique puisqu’elle permet sinon facilite une conscience de la beauté du monde qui ne passe qu’a travers  l’acte de voir ;  du coup, refuser de voir c’est se résigner à la fermeture de l’esprit esthétique de l’homme, du monde également.

          L’œil a aussi un caractère surprenant, c’est pour expliciter la nature de cette dimension que l’écrivaine québécoise Karoline GEORGE ajoute dans son ouvrage Sous Béton que l’œil se pose partout et avec une attention d’une profondeur affolante, ainsi l’œil satfanien, fouille partout, enfonce sous la chair des récepteurs, sous le béton aussi pour mettre à nu l’imperceptible en nous-mêmes.

          

          L’œil est assimilation c’est ce qui se dégage d’une petite anecdote que nous a racontée l’artiste lors de son exposition à Safi ; c’était l’histoire d’ une femme inculte qui avait pleuré en méditant les différents yeux éparpillés dans les tableaux et qui a dit à SATFANE :  ״ Si j’ai un tableau des tiens à la maison, je ne sentirai pas le vide״. En d’autres mots, le regard/autre quoique que dérangeant nous assimile et nous offre un certain équilibre psychologique  et spirituel vu qu’il est en principe un repère humain apte à nous guider pour se repérer, s’identifier se découvrir et se stabiliser.

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N.B: Nous avons déjà écrit un article sur son exposition à Safi sur la revue Hobarapresse.

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Rédigé par raja abdelkader

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Publié le 15 Octobre 2011

Ayir

Dans le cadre de l’intérêt que nous accordons à la région d’Ayir, nous mettons en exergue dans cet article la thématique du  travail associatif ; c’est pour cela que nous diviserons ce travail en deux axes, le premier tracera  un succinct  aperçu sur le travail associatif au Maroc en mettant l’accent sur l’apport de l’I.N.D.H. Et pour clore cet article, nous parlerons du travail associatif exercé à Ayir en tentant de présenter quelques propositions qui peuvent être utiles  pour un envol associatif.

I : La scène associative marocaine.

1 : La Dynamique de la société civile

 Il est communément admis que la société civile au Maroc a connu ces deux  dernières décades une vraie mutation qui s’est manifestée amplement dans l’efficacité de la scène associative marocaine : Résultat fructueux  d’une conscience qui se développe au fur et à mesure des changements que connait le royaume sur tous les plans. Le travail associatif se fixe comme objectifs d’aller de pair avec les grands paris de la politique générale du royaume.

Force est de souligner que la  luxuriance des associations au Maroc n’est autre qu’un indice fulgurant mettant en évidence cette volonté de la société civile de s’améliorer et de produire des effets extrêmement désirables  sur la vie des marocains.

2 : L’apport de l’.I.N.D.H ; initiative d’un roi.

L’avènement  de l’initiative nationale pour le développement humain est certainement vu comme un événement majeur qui a influé positivement sur la scène associative marocaine. Ce qui a fait naitre toute une dynamique s’inscrivant dans une approche globale qui mise sur la création d’une vivacité dans  les différents secteurs de la vie au Maroc. En effet, après son lancement le 18 mai 2005 par le roi Mohamed VI, l’I.N.D.H  se basait sur une vision globale et intégrée du développement social et humain. Par ailleurs, l’initiative royale mettait, entre autres,  l’accent sur les points suivants :

-           Asseoir le développement du pays sur des bases solides

-           La lutte contre la pauvreté en milieu rural.

-           La lutte contre l’exclusion sociale en milieu urbain.

Consciente de ces enjeux et autres,  l’I.N.D.H  a financé des projets conçus  et élaborés par diverses  associations. En fait,  les projets associatifs financés étaient  de grand bénéfice et  sur la rentabilité du travail associatif marocain et sur l’atteinte des objectifs préalablement tracés par l’ I.N.D.H  . L’apport de l’initiative nationale du développement humaine est manifeste dans le sens où elle constitue un parrain pour les associations qui œuvrent dans des domaines vifs pour leur faciliter la tâche dans la finalité de mener  un travail associatif fructueux.

II : Le travail associatif à Ayir.

1 : Présentation de la région d’ayir :

Parler de la région d’Ayir, c’est parler d’une localité sise au nord de la ville de Safi, elle est délimitée par les communes de  Baddouza du nord, et  de Loualidia du sud. Ayir s’étend sur une superficie de 321 km2, quant aux habitants de la région, ils font dans l’ensemble 24,176 habitants et   la plupart des travaux exercés à   d’Ayir sont l’agriculture et l’élevage du bétail.

  Sur le plan historique la région d’Ayir est connue par sa forteresse qui se situe au cœur du centre  Lkasba et donne sur la station balnéaire Sidi Karam Daïf. L’ouvrage Safi  et ses régions" de son auteur ALABDI Alkanouni  précise que la forteresse était existante pendant le IIX siècle de l’Hégire, mais le temps de son édification reste imprécis. La présence portugaise à Safi a pu toucher également la région d’Ayir mais l’arrivée des Saadiens au pouvoir a pu libérer la forteresse d’Ayir de la domination portugaise. En effet, c’est en vertu de l’intervention du Chérif  Abou  Abdellah Mohammed Saadi Saadi en 1517 de l’ère chrétienne que la forteresse ainsi que la région d’Ayir  ont eu  leur émancipation.

Au niveau du potentiel touristique la région d’Ayir se caractérise par une superficie côtière importante à exploiter dans  des projets à vocation touristique. Cette superficie compte  17 kilomètres s’étendant des frontières avec la commune de Loualidia jusqu’aux limites de la commune Baddouza.  

2 : Le statut quo associatif à ayir :

Dans un article que nous avons publié sur le thème du développement local, nous avons souligné que la région d’Ayir n’a pas fait exception à ce dynamisme que connait le Maroc en matière de création des associations, mais nous avons, par ailleurs,  mis en exergue la constatation que le travail associatif se place sous le signe du saisonnier. En effet, le nombre des associations dépasse déjà la vingtaine, néanmoins quelques associations se voient peu actives  et les activités associatives restent tributaires d’un nombre étroit d’occasions qu’on peut compter sur les  bouts des doigts.

Certes, des associations ont pu avoir des retombées positives sur des domaines sensibles comme la santé, le sport, l’enseignement préscolaire et le domaine des travaux industrielles en vertu de quelques activités associatives prometteuses, mais les associations qui font la scène associative à Ayir doivent quadrupler les efforts dans ces domaines,  ainsi que d’autres plus importants comme le culturel qui reste paralysé et qui ne figurent que rarement dans les grandes lignes des dits programmes annuels.

3 : Pour un envol associatif à Ayir

3.1 : Le domaine pédagogique :

Ce domaine est conçu comme l’un des plus sensibles puisqu’il touche de très près un public important, il est temps de généraliser les initiatives de l’enseignement  préscolaire sur tout le territoire ayirien en bénéficiant des projets qui existent déjà. Et ce dans la finalité d’assurer une sorte d’égalité pédagogique parmi les apprenants et faciliter la tâche aux enseignants en matière des perspectives pédagogiques et des résultats escomptés, car l’enseignement préscolaire présente inéluctablement une base importante sur laquelle reposera l’efficacité des programmes du cursus primaire, d’autant plus qu’une classe déjà initiée  et ayant eu des cours préscolaires  présente un tout harmonieux  apte à creuser davantage son itinéraire pédagogique.

Dans le même ordre d’idées, les différents établissements de la région doivent être ouverts sur la société civile qui doit être un partenaire officiel, les associations peuvent ainsi être proches des différentes activités pédagogiques en offrant de l’aide logistique et financier là où les circonstances obligent. De même, des activités associatives à visée pédagogique et/ou sensibilisatrice peuvent être d’une grande utilité dans le sens où elles incarnent un terrain propice pour les différents apprenants pour un apprentissage parallèle  qui passe à travers différentes formes d’expression et donne aux bénéficiaires l’occasion fort opportune pour s’exprimer et produire. L’associatif peut également soutenir les projets d’établissement surtout en matière du soutien scolaire et la lutte contre l’abandon scolaire. A cela s’ajoute que L’illettrisme se pose encore à Ayir, c’est pour cela qu’il faut penser à tisser sérieusement des programmes d’alphabétisation en exploitants des salles d’enseignement des différents établissements de la région. Ce qui reste impératif, donc,  est la création d’une cellule pédagogique dans les différentes associations de la région pour ce faire.

3.2 : Le domaine sanitaire :

La situation sanitaire à Ayir n’est pas du tout satisfaisante, chose qui s’explique par la présence d’un seul et unique centre sanitaire et l’absence d’un  service d’accouchement. Pour remédier à cette insuffisance des compagnes sanitaires peuvent être faites en partenariat avec d’autres associations marocaines qui œuvrent dans le domaine ou encore avec  le ministère de santé.

Il faut également encourager l’initiative d’une ambulance équipée qui a déjà vu le jour à Ayir et qui a  pu produire des conséquences importantes surtout pour les femmes enceintes vu que la distance par rapport à l’hôpital provincial de Safi se pose avec acuité.

3.3 : La gestion et la communication.

L’association se prête comme un tout complexe regroupant un certain nombre de membres, c’est pour cela que la prise de décision doit être une affaire collective, c’est-à-dire elle doit émaner du groupe tout entier, parce que l’individualisme au niveau de la gestion  peut dégénérer en conflits associatifs et communicatifs.

D’un autre côté les associations ne doivent en aucune manière perdre de vue le lieu où elles exercent,  chose qui nécessite l’instauration d’un lien solide d’échange et de communication avec le citoyen à travers des journées communicatives et ce pour faire comprendre l’utilité du travail  associatif aux citoyen ainsi qu’encourager les jeunes à l’exercice associatif. Ce n’est pas du tout aberrant que nous parlons de la communication, car certains habitants confondent encore  entre l’associatif et le communal.

3.4 : L’environnement :

Pour inculquer aux habitants la culture de  respecter et protéger la richesse environnementale de la région, des activités peuvent être fortement conseillées telles que l’organisation des ateliers environnementaux  qui visent à sensibiliser le large public de l’importance de l’environnement, ainsi que  l’octroi et la distribution des équipements pour la collecte des ordures surtout au niveau des régions où le jet des déchets se révèle une réalité   à laquelle il faut promptement pallier.

3.5 : Le culturel :

Force est de constater que le domaine culturel est le parent pauvre des programmes associatifs  ce qui peut s’expliquer à notre sens par une non-prise de conscience de l’impact de ce genre d’activités sur les publics visés. Il faut préserver le patrimoine local et la mémoire collective des Ayiriens : en guise d’illustration la forteresse d’Ayir qui a besoin d’une urgente restauration et les différentes formes d’expression populaire.

Des soirées et concours littéraires, des journées culturelles et/ou cinématographiques, des conférences sur des thèmes d’actualité comme le développement local arrivent certainement à donner une vie aux activités à caractère culturel.

3.6 : Les activités sportives :

L’apparition d’une association spécialisée dans les activités sportives a pu quand même donner  des résultats en vertu de l’organisation de quelques rencontres sportives à caractère footballistique, sauf que le domaine doit être objet d’une vivacité en redonnant plus de valeur au terrain sportif communal construit en partenariat avec l’.I.N.D.H.De même,  il est  possible d’organiser des activités dans les différents sports. En outre, l’ouverture et l’exploitation de la maison des jeunes peuvent favoriser davantage le domaine.

3.7 : Le social :

L’encadrement de la société civile dans les différentes occasions telles que les élections aura certainement une influence positive sur la vie des Ayiriens. En plus, il faut veiller à inculquer la culture des droits et inviter à la respecter,  chose qui peut passer à travers des rencontres de conscientisation auxquelles on conviera un large public. Et pour faire preuve  d’entraide et de solidarité sociale des initiatives peuvent être envisageables envers les  démunis.  

3.8 : Les personnes à besoin spécifique.

Nous avons beaucoup apprécié  l’idée  proposée lors d’une rencontre associative, il s’agissait de créer un centre pour les personnes à besoin spécifique à Ayir. C’est un projet certes colossal, mais l’implication des différents intervenants (associations, conseil communal, ministère du développement social, ministère de la santé ….) pourra donner grand-chose à ce niveau. 

3.9 : L’artisanat :

Les femmes ayiriennes font  ingénieusement des productions artisanales comme les tapis, des activités associatives peuvent donner un rayonnement à ces production en organisant des expositions patrimoniales ce qui peut redonner une vie au domaine de l’artisanat.

3.10 : Les activités lucratives.

Ce domaine n’est que rarement présent dans les programmes associatifs, mais cela n’empêche de dire que des activités génératrices de revenus peuvent être proposées dans le cadre  des L’.I.N.D.H surtout en matière d’agriculture telles que les  coopératives agricoles ou des projets d’élevage du bétail.

Dernier mot

Il est difficile de pouvoir  mener un travail associatif qui pourra toucher tous les domaines desquels nous avons parlé étant donné que plusieurs facteurs s’imposent, mais il est temps de penser à donner du baume au coeur  des activités associatives en touchants les domaines les plus importants dans la région d’Ayir qui a vraisemblablement besoin d’un tissu associatif qui puisse la dynamiser.

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N.B :

- Nous avons parfois utilisé le qualificatif “associatif” pour désigner le travail associatif.

- L’article est ouvert aux critiques et enrichissements des lecteurs.

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Rédigé par raja abdelkader

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Publié le 5 Février 2011

Vendredi 28 janvier 2011 :

         clip imagkke002Aujourd’hui, j’ai suivi un cours de patriotisme  en pleine mosquée ; on pouvait comprendre aisément que le gouvernement vibre de peur comme un chaton  devant une chienne enragée : Les réactions des autorités lorsqu’une personne s’est brûlée récemment  à Safi est potentiellement révélateur. Le comportement des responsables se trouve métamorphosé, le discours makhzenien s’est adouci en sus.  D’ailleurs  la circonstance arabe (les émeutes populaires) l’oblige. 

Lundi 31 janvier 2011

        clip image002-copie-1Les gens de mon petit bled m’ont raconté que l’administration est à jour ces derniers jours. 

      Pour avoir des extraits d’acte de naissance, il m’a fallu se rendre à Al Baddouza où ma naissance est déclarée. C’était 9 heures du matin, je n’étais pas le seul à attendre devant les portes grandes ouvertes des bureaux de l’état civil ; il y avait, en fait, un paquet de gens. Nous étions à l’heure certes, mais les fonctionnaires ont raté  le rendez-vous.

       Il fallait attendre une heure pour les voir arriver. Une fois les chaises des bureaux sont occupées on a inauguré la journée   par le fait de  provoquer  des conversations, ou répondre   à des appels téléphoniques en se baladant sur la falaise d’Al Baddouza.

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Rédigé par raja abdelkader

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Publié le 25 Mars 2010

TOMATE.jpg

      Tirée de mon répertoire photographique, et prise à Safi lors des dernières vacances estivales, je la dédie à tous ceux qui se donnent tant de mal  pour s’acheter  de l’or rouge, en l’occurrence,  la tomate.  Ou  encore à ceux qui mettent la main à la poche et ne trouvent pas de quoi en payer un kilo.

      Le prix de tomate est en crescendo au Maroc ces derniers  temps, il touche à 20 dirhams. Personnellement parlant, je fais d’ores et déjà  économie totale de cet or rouge quant à la préparation de mes repas  culinaires.

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Rédigé par raja abdelkader

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Publié le 8 Février 2010

route

Dimanche 31 janviers 2010

Une tournée dans les régions de Doukkala peut aisément vous mettre au parfum du statu quo de nos structures routières alarmantes. La route régionale reliant la ville de Sidi Bannour à Eloualidia et passant par Khmiss Zmamra et Tnin Lgharbya est l’exemple le plus fulgurant de cette dégradation routière.

Conduire sa voiture sur ce trajet est un acte équivaut à une vraie corvée ; les blessures déchirent et/ou décorent incessamment le corps de cette route. Vous avez l’impression de faire majestueusement le chauffeur ou encore  conduire en bonne et due forme certes, mais vous vous illusionnez car vous êtes passé à côté de la route qui n’existe que dans les ingénuités des pages de le ledit code de route ( Moudawana  Sair ).

L’accotement vient vous obliger à chercher midi à 18 heures. Vous traversez la route en diagonale, vous faites du patinage, vous dansez à tort et à travers. Votre mère psalmodie infiniment des prières dans l’unique et la seule finalité : Regagner sa demeure.

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Rédigé par raja abdelkader

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Publié le 3 Janvier 2010

PICT0048.JPG

Personne ne doit sous-estimer les rôles que peuvent jouer les différentes sortes médiatiques et dans la conscientisation du citoyen afin qu’il puisse analyser, critiquer et proposer des solutions aux problèmes de sa propre  vie quotidienne et dans la consolidation des constantes nationales ainsi que les valeurs socioculturelles d’une société donnée.

Néanmoins cette logique subit parfois des  ébranlements. En effet,  certains types de médias  ne tiennent plus cette  logique en considération ce qui donne naissance à des pratiques bizarroïdes qui ignorent  à la fois la déontologie et  les modalités médiatiques.

L’image représentant la dernière du  numéro 3010 du quotidien marocain d’informations générales Assabah  est encore fraîche pour témoigner de cette constatation ;  Assabah a accoutumé  ses lecteurs à des photos de quasi-nudité dans la dernière page de chaque numéro.

Etant donné que le  journal s’adresse à un lecteur marocain, la première des choses à laquelle il faut consciencieusement  veiller est : La concordance des messages véhiculés par le support médiatique et les manières avec lesquelles ces messages sont incarnés  avec le récepteur en tant que marocain.  Plus précisément avec les  valeurs communes reconnues et partagées par tous les membres de la société marocaine.

La visée pragmatique du journal réduit le lecteur à un récepteur passif en jouant judicieusement sur le côté désir  ce qui conduit le lecteur illico presto  à se précipiter pour découvrir avec plaisir le plat présenté dans la dernière en ignorant ipso facto les autres parties du journal.

La photo de la mannequine Sonya Lybski est la cerise sur le gâteau qui vient pour couronner le tout ne vise plus à informer le lecteur  mais elle tend à influer sur ses désirs inconscients surtout que la photo accentue sa charge rien qu’en invertissant l’ordre du journal (la mannequine paraît tantôt debout tantôt couchée).

Pour travailler dans la perspective du logique la dernière page du journal peut présenter, dans la finalité d’aller plus loin dans son intention informative voire créative,  d’autres photos qui éveillent  l’esprit critique du lecteur el l’invite à interpréter et sortir avec des lectures fructueuses.  Des productions photographiques, des tableaux de peinture, des images reflétant le réel du lecteur peuvent véritablement être substitués à ces types de photos qui convergent au profil du vendre-son-journal.

Somme toute, nos lecteurs (adolescents, jeunes et adultes) ont besoin d’une presse écrite qui répond à leurs attentes, et qui les pousse à se questionner, à penser et à faire montre  de réflexion et non pas une presse qui les réduit stupidement à des récepteurs passifs.

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Rédigé par raja abdelkader

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