Publié le 22 Décembre 2010

 

Bir Kouat

14, 15 et 16 décembre 2010 : 

         C’étaient trois  jours sans eau potable à Bir Kouat ( la province d’Essaouira) ; on pouvait entendre aisément  le silence parfait,  quitte à le qualifier de  religieux,  des habitants du petit village qui se réduisaient au mutisme parfait comme si la coupure d’eau leur était monnaie courante; chose qu’ils ont manifestement affirmée. La fameuse coupure se trouve précédée alors de maintes coupures.

N’est-il pas temps de mettre les gouttes d’eau à jour ? Une question dont  l’écho est disponible dans l’insouciance gaie de nos responsables.

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Rédigé par raja abdelkader

Publié dans #société

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Publié le 11 Décembre 2010

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Le chercher  safiot en matière d’Histoire KREDYA  Brahim vient de publier un travail historique portant sur la forteresse d’Ayir, et ce s’inscrivant dans le continuum de son projet historique ô combien intéressant à suivre.

 

KREDYA le chercheur :

KredyaLe chercheur est natif de la ville de Safi où il a fait ses études primaires et secondaires. En 1976 il a obtenu une licence en Histoire à la faculté des lettres  et des sciences humaines à Rabat. Il est titulaire de surcroît d’un diplôme en éducation et psychologie à la faculté des sciences de l’éducation de la même ville.

En 1983, il a créé la revue périodique “ Al Hadaf ” s’intéressant au processus enseignement/apprentissage de la matière d’Histoire et Géographie. Et pour mettre le fait local de la ville de poterie  dans leur dimension culturelle et sociale sous les feux de la rampe, il a fondé la revue “ Assfou ”  dix ans plus tard.

Kredya Brahim est connu d’une part par  l’ensemble de recherches et études à la fois didactiques et historiques publiées sur les pages de plusieurs revues telles que : Assfou, Al Hadaf,  la revue libyenne  de La Culture Arabe. Et par la participation active à des manifestations culturelles aussi diverses que variées sur le niveau local et national d’autre part.

Le projet historique de KREDYA :

Le projet historique de KREDYA est conçu comme étant une continuité des travaux de l’historien safiot Mohamed Ben Ahmed Al Abdi Al Kanouni ; comme l’a  déjà montré l’universitaire Mounir AL BASKRI lors d’une conférence qu’il a donnée le 12 avril 2007 au café littéraire de Safi. Al Baskri mettait l’accent également sur le caractère riche et intéressant des travaux historiques de KREDYA étant donné que ses travaux pullulent d’une année à l’autre. Lesquels travaux fixent comme gageure le fait de présenter au lectorat  des productions creusant l’histoire de Safi et ses régions pour un rayonnement maximal du paysage culturel  de la ville.

Pour le journaliste Idriss BOUILA, les écrits de KREDYA, qui a accumulé plus de vingt ans dans la recherche historique, sont manifestement appréciés de la part des universitaires, des journalistes, et des intellectuels safiots et nationaux puisque ses productions  se caractérisent par un travail profond sur la documentation ainsi qu’une objectivité vis-à-vis des faits historiques présentés.  

A notre sens, Le travail énorme du chercheur KREDYA Brahim se révèle d’une importance incontestable ce qui trouve ses grandes manifestations dans le fait qu’il passe en revue des faits historiques, des personnalités safiotes, des monuments historiques et bien d’autres sujets relatifs à la ville de Safi et ses régions. Sous cet angle, il est important, sinon  impératif, d’encourager avec tous les moyens possibles cette plume fertile qui ne cesse de donner. Ajoutons, que les multiples écrits historiques de KREDYA  doivent être à proximité des différents types de lecteurs moyennant différentes sortes (des expositions des écrits du chercheur, des conférences, des journées historiques….).  Et ce pour sensibiliser le large public  de l’importance de la composante historique et préserver la mémoire collective de Doukkala-Abda en particulier et du Maroc en général.

La forteresse d’Ayir :

PICT0041Le travail historique qui s’intitule قصبة أيير” : La forteresse d’Ayir ”  est un ouvrage  contenant 48 pages, il  s’inscrit dans le cadre d’une série  de travaux qui se fixent comme but essentiel faire découvrir aux  lecteurs les   différents monuments historiques de Safi. Kredya justifie ce choix par la richesse qu’on peut apercevoir aisément au niveau des ces  monuments qui relèvent du patrimoine culturel et civilisationnel de la région de Safi. Il fallait donc redonner une valeur  à ces monuments en donnant assez d’informations historiques sur ce patrimoine architectural.

Le travail abondamment illustré est divisé en deux grands  axes qui sont les suivants :

-         Les différents toponymes de la forteresse.

-         La région  d’Ayir avant l’avènement des Almoravides : Une forteresse, un port et un  village.

L’ouvrage s’ouvre sur un préambule général où l’auteur explicite les grandes lignes de son  nouveau  projet en signalant à la fin le sujet du quatrième numéro de sa série, en l’occurrence,  la forteresse d’Ayir.

PICT0037Comme le précise KREDYA  la forteresse d’Ayir se trouve à soixante kilomètres  de la ville de Safi. Elle est, en outre, l’un des édifices historiques les plus connus  de la région Doukkala-Abda. La forteresse, qui est délimitée du sud par la commune d’Albaddouza et du nord par Loualidia,   s’installe sur une falaise morte en face de la côte atlantique.

Dans le premier axe de son travail, l’auteur souligne que la région était nommée   de trois mots véhiculant des sens différents et  que nous expliquons ci après :

1 : Le mot Ayir “ أيير”  est un mot relevant de la langue amazigh pourrait signifier un lieu se caractérisant par une altitude remarquable.

2 : La deuxième appellation est “ GHAYT    غيط     qui signifie une terre étendue, une plaine, l’oued et également une  terre fertile.

3 : La région avait aussi  comme toponyme la maison du cavalier دار الفارس”   vu que la région était connue par l’élevage des chevaux et leur exportation vers le Portugal. De même, les fils de Sidi Farse Ben Al Hassan AL GHAGHAÏ* et ses descendants se distinguaient par leur ingéniosité relative à   l’art équestre et leur expertise dans ce domaine.

Quant au deuxième axe, l’auteur y évoque la situation de la forteresse avant l’arrivée des Almoravides. En effet, Ayir était :

1 : Une forteresse bien entourée de tous les côtés et  donnant sur une terre étendue où se font des travaux agricoles. La forteresse a connu des changements lors de l’occupation des Portugais.

PICT0043-copie-12 : Un village peuplé au commencement par des tribus de Masmouda puis par celles de Sanhaja. Les habitants de l’époque s’intéressaient à la science, la religion et le soufisme.

3 : Un port actif  où les bateau pouvaient stationner pour avoir les récoltes de la région (les céréales, les chevaux, textile…)

Dernier mot :

La forteresse d’Ayir qui était classée comme édifice faisant partie des sites patrimoniaux en 2 décembre 1953 doit être impérativement restaurée  et remise en valeur dans le dessein de sauvegarder ce patrimoine historique remontant au quinzième siècle.

 En guise de conclusion, et au nom de tous les Ayiriens du monde nous remercions infiniment le chercheur KREDYA Brahim d’avoir mis en relief  ce monument historique qu’est la forteresse d’Ayir. Nous espérons en sus une longue vie au projet historique de KREDYA.

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* : Certaines sources prétendent que Sidi Farse Ben Al Hassan ALGHAGHAÏ aurait fondé la forteresse d'Ayir.

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Rédigé par raja abdelkader

Publié dans #Histoire et traditions

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