Publié le 28 Février 2010

ahwach.jpgUne veillée artistique:

L’association Timglit, qui vient de voir le jour à Fam El Hisn, a organisé le samedi 28 février  une veillée artistique en faveur des habitants d’Imi w Agadir. Les personnes qui se sont présentées avaient affaire à une soirée où on présentait la danse folklorique de la région, en l’occurrence, Ahwach.

Les habitants de ce douar paisible ont assisté à des moments de jouissance collective  qui se sont ouverts sur une séance D’Ahwach incarnée par les hommes, , pour se clore sur Ahwach dans sa  version féminine.

oo.jpgEn contactant le président de l’association Ali GHALALI, il nous a révélé que l’association œuvre pour la sauvegarde et la promotion du patrimoine de la région. Ce qui trouve ses expressions dans les activités artistiques qu’elle organise.

La tradition Timglit :

Pour parler du nom de l’association (Timglit),  nous dirons que le mot renvoie à une tradition ancestrale que pratiquent les habitants de Fam El Hisn ainsi que d’autres régions du sud marocain.

La tradition Timlgit se fait pendant le soir du  troisième jour de mariage. En fait, après le sacrifice d’un mouton ; une fille qui est censée se vêtir  entièrement d’un Malhaf blanc met sa main dans le sang du mouton égorgé. Après avoir montré sa main remplie de sang aux assistants, elle se dirige vers la chambre où se fera la nuit de noces (la nuit de Dakhla) dans l’intention de poser sa main sur le mur de la chambre pour laisser les traces sanguines sur le mur.

L’arrière-plan de ce genre de mœurs  peut s’expliquer, à notre sens, par le fait qu’elle cherche à leur guise à protéger la vie du futur couple de l’œil des autres et des pratiques superstitieuses ainsi que  donner de la pérennité aux mariés.

___________

P.S: pour contacter et/ou appeler le président de l'association Timglit:

associationtimlgit@yahoo.com               

0668805635

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Rédigé par raja abdelkader

Publié dans #art

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Publié le 24 Février 2010

aaaaa.jpgTata is among the southern cities of Morocco. It’s characterised by its cultural diversity and its historical monuments which confirm the beauty of Moroccan culture.It’s why Morocco is the favourite destination of a large number of tourists.

Tata is also famous for the presence of numerous engravings. Researches delimited 150 sites where these engravings exist. The population of Tata  make it clear that the number of these engravings can be more than the number already determined. The engravings about which we are talking are found in many other    mountains  ( Bani range).

$Fam El Hisn, which is a district of Tata, contains some engravings at  different places. These engravings represent some animals (elephant, cow,….) and also some symbols whose meaning is difficult to understand. They  are vestiges of an ancient civilisation. The presence of the population in Fam El Hisn region goes back to the Neolithic period (10000 years before the Christ).Theses vestiges   may signify  that the region   presented  favourable living conditions.

Finally, it’s time to preserve this patrimony in order to avoid the disappearance of this engravings. The idea of building a museum in Tata can contribute in different  manners in the preserving of this vestiges.

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Rédigé par raja abdelkader

Publié dans #textes en anglais

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Publié le 19 Février 2010

f hThursday 18 February 2010

On the contrary of the climate which dominates in Fam El Hisn characterised by the excessive presence of the sun which reaches a high degree during the summer. Nowadays, the citizens of this village wake up on the drips of the heaven. In Fam el Hisn it has already been  raining for a long time just like in other  regions of Morocco.

kAt the moment, it’s really a pleasure to see the spectacular beauty of this locality under the rain. Besides, it’s a right occasion to take photos so as to immortalize the  joyful moments and also enjoy the sight of the peaceful village surrounded by   numerous of  high  mountains.

We can easily see the river where the water flows and emits a series of sweet voices.

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Rédigé par raja abdelkader

Publié dans #textes en anglais

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Publié le 14 Février 2010

chafi9Sa naissance en 1986 dans une maison  où s’éparpillaient çà et là des pinceaux et des toiles lui a permis de prendre le pinceau à un âge précoce. En effet, après avoir peint de façon scolaire de divers paysages sur ses cahiers, 3Chafik  Adil achève sa première toile à la fin de ses études primaires.

Aujourd’hui il décore les murs des écoles d’Agadir . De même, il produit des toiles qu’il vend à un prix qui peut atteindre parfois 2000 dirhams.

Dans ces tableaux Chafik peint des paysages fantastiques qui mettent en scène la richesse naturelle du sud, ajoutons que les couleurs chaudes et ouvertes sont fortement présentes dans ses productions.

4

Parfois Adil engendre  quelques toiles qui puisent dans des thématiques qu’on peut rencontrer dans les toiles des peintres du XX siècle qui mettent la lumière sur l’angoisse de l’homme (Alberto Giacometti, Salvador Dali, Pablo Picasso  et autres).

Pour voir de près les expressions de  cet aspect dans la peinture Chafikienne  nous proposons une lecture dans l’un de ses tableaux.

chafi9 21 : Présentation du tableau :

Le tableau représente le portrait d’une personne. Certes il est fort délicat d’en préciser  le sexe mais la posture à saveur féminine nous révèle puissamment  que nous avons affaire à une femme. Les cheveux qui s’alignent sur la partie supérieure du dos affirment davantage cette constatation. La femme se sert d’un tissu  noir ouvert pour  déguiser  partiellement son corps tout en le serrant craintivement sous ses bras.

2 : Analyse du tableau :

La première des choses qui attire le regard est la présence marquante voire excessive de la couleur orange ; couleur du corps à moitié caché et ses contours. La couleur des cheveux, les lueurs qui traversent le tissu quasi-noir viennent pour témoigner de cet aspect.

Les couleurs du tableau se distinguent par leur caractère net, par ailleurs, la couleur dominante est irrévocablement la couleur orange pénétrée parfois par de jaunes reflets.

Force est de constater que la tonalité des couleurs est essentiellement chaude. En outre,  la source de lumière est placée à l’extérieur ce qui revient à dire que la scène qu’incarne le tableau est prise d’une vue en plongée.

3 : Interprétation du tableau :

 La façon avec laquelle la personne se tient debout décèle un sentiment de gêne ou de honte de paraitre à moitié vêtue. Elle  incline  sa tête comme le fit Eve après avoir dégusté les fruits de  l’arbre paradisiaque.

La couleur orange est l’image emblématique de la lumière abusive qui dévoile l’intime et le caché de l’être humain, cette couleur connote également ou davantage le regard  à la fois omniprésent et  dérangeant d’Autrui.

L’inclination de la personne est le signifiant de l’insatisfaction vis-à-vis de soi-même, c’est aussi le regard blessé envers une intimité publiquement dévoilée. Certes le tableau met en scène l’attitude de l’être humain devant le regard acéré et piquant des autres,  mais il révèle bel et bien cette prise de conscience de soi-même qui ne se produit qu’en vertu des regards des autres qui se multiplient pour mettre à nu notre intimité, nos secrets.

En un mot nous avons affaire à un être humain qui ne peut en aucun sens s’approprier le soigneusement dissimulé.

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Rédigé par raja abdelkader

Publié dans #analyse littéraire

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Publié le 14 Février 2010

PICT0053Considérations générales :

Le club culturel du lycée collégial Bani décide de créer un atelier d’écriture,  et ce dans le but d’encadrer et de publier les productions des élèves du collège. En effet, l’exercice du métier nous a montré qu’il existe un certain nombre d’élèves passionnés par l’écriture. En sus de cette constatation, nos élèves  écrivent peu en langue française. Le travail des membres du club culturel n’est autre que de guider et d’orienter  ces jeunes afin qu’ils puissent creuser davantage leur chemin d’écriture.

Modalités de travail :

-  L’atelier d’écriture aura lieu une fois par mois (généralement un samedi)  pour donner les chances à tous les élèves du collège.

-   L’animation des ateliers doit se faire en principe par les membres du club culturel ou encore par d’autres enseignants si besoin  est.

-   Après aménagement, la salle 9 peut nous servir d’espace pour ce faire.

Le coup d’envoi :

L’atelier d’écriture était inauguré le samedi 13 février 2010. De 14 : 30 à 16 :30 plus d’une quarantaine d’élèves  du lycée collégial Bani avait  un rendez-vous avec une séance consacrée à la poésie. L’activité s’est ouverte sur un préambule général fait par le président  du club culturel où il était question de préciser les finalités de l’atelier. L’intervention était suivie par un aperçu historique sur l’écriture présenté par l’enseignant d’Histoire et Géographie Hamza Rabie. L’atelier d’ouverture était animé par l’enseignant de langue arabe Ahmed  Sbai, celui-ci se donnait la tâche d’expliciter les règles de la poésie arabe pour donner aux élèves l’opportunité de présenter leurs productions poétiques en fin de compte.

 

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Rédigé par raja abdelkader

Publié dans #enseignement

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Publié le 9 Février 2010


Qu’est-ce qui différencie l’être humain de l’animal ?  C’était une grande question soulevée par  l’anthropologue  français Claude Lévi-Strauss et qui l’a conduit à  réaliser que l’être humain n’est pas uniquement un être naturel ou encore biologique,  mais il est un être culturel étant donné qu’il vit dans une société et ce dans la finalité d’assouvir son caractère grégaire. Pour faire la distinction entre le naturel et le culturel  Lévi-Strauss lie le naturel à tous ce qui est universel c’est-à-dire ce qui est commun et relatif aux critères biologiques. Cependant il rattache le culturel à tout ce qui gravite autour du mot  ″règles ″.  Eu égard à cette distinction, Lévi-Strauss définit la culture comme étant un tout complexe englobant : Les moeurs, les attitudes affectives, la manière de voir le monde,   les arts, les façons de penser…

La diversité culturelle est un constat inéluctable dans l’analyse des groupes sociaux, des civilisations, et des systèmes d’organisation. Laquelle diversité dépend de plusieurs facteurs  dont les circonstances géographiques, historiques et sociologiques qui pèsent lourdement sur les caractéristiques de la culture d’un groupe social.

Dans le même ordre d’idées Mostapha Mohsine      voit que la culture est un organisme de connaissances, de valeurs, de symboles, de critères, de convictions, de traditions, de règles et de modèles de penser et d’agir sur lequel s’appuient la manière de vivre et de concevoir le monde d’une communauté délimitée dans le temps et dans l’espace. En d’autres mots, la culture est une acception à la fois complexe et compliquée compte tenu de la pluralité d’aspect qu’elle assimile.

La culture populaire est considérée comme une composante essentielle de la culture générale d’une société. En sus de cet avantage, la culture populaire a suscité l’intérêt des spécialistes et des chercheurs en matière de sociologie grâce à deux dimensions majeures, en l’occurrence, la diversité et la richesse.

Parler de la culture populaire, c’est parler des adages, des chants, des croyances, des traditions, des contes, des formes d’expression et de comportement. Il s’avère important de signaler dans cet égard que la culture populaire, comme le montre grandement le qualificatif populaire,  est l’apanage des classes sociales dites populaires s’opposant ainsi à la culture qualifiée d’élitiste quitte à l’appeler  savante.

La culture populaire est le champ d’investigation d’un grand nombre d’études qui essaient à leurs guises de dévoiler les  grands aspects et manifestations de cette culture. De même, l’intéressement accordé  à la culture populaire s’augment d’un jour à l’autre parce que la question culturelle est l’une des constituants centraux de la question sociale comme l’affirme judicieusement Mostapha Mohsine.

L’une des problématiques qui se pose avec acuité au niveau de la culture populaire  est l’influence du modernisme et de la mondialisation. Dans l’un de ces articles journalistiques le chercheur en sociologie Mohamed Ghalam tire la sonnette d’alarme sur les retombées  des nouvelles tendances sur la pérennité de ce genre de culture. L’importance accordée  aux différentes formes de  culture populaire démunie de temps en temps faute de la présence parfois exagérée des nouvelles technologies.

Les us qu’organisent les marocains pendant la célébration de la grande fête (Aïd al Adha ) relèvent de la culture populaire dans le sens où il s’agit des traditions qui se font depuis  longtemps   et qui se pratiquent presque dans la totalité du royaume,

PICT0711Le centre Laakarta  sis au nord de la province de Safi et de laquelle il  dépend administrativement n’a pas raté de célébrer  ces traditions, celles-ci  se répartissent en deux grandes parties que nous expliquerons ci-dessous :

La première partie :    Elle coïncide avec  le jour de l’Aïd, elle consiste en le fait que deux personnes ou plus s’habillent de fourrures de moutons dont le nombre est de l’ordre de sept.  Nommée en arabe ( Sbaâ ben Lbtein) ce qui renvoie au nombre de Btayn ( fourrures) porté par les personnes, cette tradition commence avant le coucher de soleil pour se prolonger jusqu’à minuit au maximum. Les personnes habillées en  fourrures  sont majoritairement accompagnées d’un groupe musical qui assure des chants mélodieux. Sbaa ben Lbtein de temps en temps fait quelques danses à la fois  folkloriques et marantes ce qui donne l’occasion au public  de s’amuser en suivant de près les mouvements de Sbaa ben Lbtein. La  tâche de celui-ci réside dans la poursuite des personnes afin de les attraper. Quand il le fait, il donne quelques coups d’un battoir à la personne attrapée tout en demandant quelques pièces d’argent. Une fois la tradition de Sbaa ben Lbtein est terminée, les  personnes  se chargeant de représenter cette tradition se déshabillent de leurs fourrures maculées  de sang tout en sentant le bonheur et  d’avoir fait la tradition de Sbaa ben Lbtein et d’offrir au public des moments de réjouissance collective.

PICT0485La deuxième partie : Quant à la deuxième partie de ses festivités folkloriques, elle coïncide avec  la deuxième journée de la célébration de la fête de l’Aïd. Appelée « Bouhayrous » un mot dérivé du verbe de l'arabe dialectal هرس   (HARRASSA) qui est synonyme de كسر ( KASSARA)   en arabe classique et du    verbe casser en langue française.

La tradition « Bouhayrous » se déroule pendant toute la deuxième journée de l’Aïd, elle est organisée par les jeunes de la région accompagnés de quelques hommes âgés qu’on a l’habitude d’appeler « Lmokkadmia » c’est-à-dire ceux qui guident  le groupe et qui s’occupent  de collectionner l’ensemble des dons  donnés par les habitants de la région. Ces dons peuvent prendre les formes suivantes : Argent, pain de sucre, œufs. Le chef des Mokkadmia se charge de la somme d’argent ramassée que l’on exploite dans des activités humanitaires et dans la construction et l’équipement des mosquées de la région. Toutefois les œufs et les pains de sucre se vendent à la fin de la journée dans une cérémonie à laquelle assistent  femmes et hommes ; le prix d’un seul œuf peut atteindre 10 dirhams, il en est de même pour le pain de sucre qui dépasse parfois 200 dirhams.  Somme toute,  la tradition se déroule dans de bonnes circonstances où  se mêlent  rires  et amusement.

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Rédigé par raja abdelkader

Publié dans #Histoire et traditions

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Publié le 8 Février 2010

route

Dimanche 31 janviers 2010

Une tournée dans les régions de Doukkala peut aisément vous mettre au parfum du statu quo de nos structures routières alarmantes. La route régionale reliant la ville de Sidi Bannour à Eloualidia et passant par Khmiss Zmamra et Tnin Lgharbya est l’exemple le plus fulgurant de cette dégradation routière.

Conduire sa voiture sur ce trajet est un acte équivaut à une vraie corvée ; les blessures déchirent et/ou décorent incessamment le corps de cette route. Vous avez l’impression de faire majestueusement le chauffeur ou encore  conduire en bonne et due forme certes, mais vous vous illusionnez car vous êtes passé à côté de la route qui n’existe que dans les ingénuités des pages de le ledit code de route ( Moudawana  Sair ).

L’accotement vient vous obliger à chercher midi à 18 heures. Vous traversez la route en diagonale, vous faites du patinage, vous dansez à tort et à travers. Votre mère psalmodie infiniment des prières dans l’unique et la seule finalité : Regagner sa demeure.

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Rédigé par raja abdelkader

Publié dans #critique

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